Le mot du Président

[Rapport moral de l’Assemblée Générale du 29/04/2019]

Lors de notre assemblée générale extraordinaire nous avons modifié les statuts de l’Association EPICEA. Est-ce du pur formalisme ? Non ! Une association se doit d’être claire dans les buts qu’elle poursuit. Le but d’EPICEA est-il d’entretenir les espaces verts ? Non. Est-il de prendre sa part à un environnement plus propre plus respectueux de la vie ? Même pas. Son seul but, celui pour lequel l’état et les collectivités s’engagent financièrement, c’est l’insertion. Le métier d’EPICEA et de ses salariés permanents est d’accueillir des personnes loin de l’emploi, de leur redonner espoir, de leur faire à nouveau croire au possible, de les guider vers un emploi durable, soit par l’embauche ou la création d’une activité, soit par une formation qualifiante.

Depuis plusieurs années maintenant, nous dépassons le taux d’insertion dynamique qui nous est demandé par la DIRECCTE. Il était de 61 % en 2017, il est de 62 % en 2018. Annuellement nous rencontrons les responsables de la DIRECCTE et de Pôle Emploi, dans le cadre d’un dialogue de gestion. En mars dernier, ceux-ci ont souligné la qualité du travail accompli par EPICEA en particulier dans le cadre de l’accompagnement socio-professionnel. Ce travail est d’autant plus méritoire que chaque année nous constatons que les personnes qui nous sont orientées par Pôle Emploi sont un peu plus loin de l’emploi, c’est-à-dire un peu plus loin des savoir-être attendus par un employeur.

Le travail des professionnels permanents d’EPICEA est particulièrement remarquable et méritoire. Pourtant 2018 a été une année difficile. Suite au départ de notre encadrant coordinateur, nous n’avons pas pu fonctionner avec une équipe complète d’encadrants. Aussi je tiens à remercier chaleureusement chacun de nos salariés permanents pour leur engagement et leur compétence.

Pour 2018, comme pour les années précédentes, le travail d’insertion ne s’est pas fait aux dépends de l’activité économique. Le chiffre de notre activité de production a elle aussi légèrement augmenté. Cette activité est maintenant entièrement centrée sur les métiers de l’entretien du « vert » et du « noir ». Le vert, ce sont tous les aspects de l’entretien du paysage auquel s’ajoute l’activité viticole hivernale (la descente de bois). Le noir, c’est le nettoyage et le déneigement des quais de gare de Mulhouse à Kruth et de Mulhouse à Colmar et des autoports (Sausheim, Saint-Louis, Ottmarsheim). Maintenant nous n’avons plus de basse saison, nous n’avons plus le souci de savoir quoi faire l’hiver.

Ainsi donc, en 2018, nous avons un bon résultat d’insertion, mais nous devons encore mieux faire. En 2018, nous avons un bon résultat économique et nous ne chercherons pas à mieux faire. En 2018 le seul perdant a été notre potager solidaire : un encadrant de plus nous aurait permis d’en assurer la production.

2018 a également été marquée par un renouvellement de notre conseil d’administration. Ceux qui en étaient à l’origine, Daniel Kelai, Michel Habib, Jean-Paul Omeyer et Marcel Claerr ont considéré que leur tâche de fondateurs était accomplie. Ils ont construit EPICEA, ils savent qu’aujourd’hui l’avenir repose sur de bonnes bases. EPICEA leur doit tant. Nous leur devons de continuer le chemin qu’ils ont tracé.

François HUBERT
Président

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